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Presse Auxiliaires de vie scolaire : Le scandale du désengagement de l'Etat !Date : 07 juillet 2009 Alors que de nombreuses voix s'élèvent pour protester contre la fin des contrats des auxiliaires de vie scolaire (AVS et EVS), l'APF dénonce la solution trouvée par le gouvernement : la possibilité pour une association ou un groupement d'association d'assurer l'aide individuelle en faveur des enfants présentant un handicap particulier. Un désengagement inacceptable qui ghettoïse les élèves en situation de handicap et délocalise des missions publiques sur les associations !
Une association ou un groupement d'association pourra assurer l'aide individuelle en faveur des enfants présentant un handicap particulier, c'est ce qu'a annoncé la Secrétaire d'état chargée de la famille et de la solidarité, Nadine Morano.
Le problème de la durée, forcément limitée, des contrats d'assistants d'éducation, qui concerne les auxiliaires de vie scolaires (AVS), n'est pas nouveau ; il est connu de tous depuis 6 ans, date à laquelle l'Etat a repris la gestion de ces contrats aux associations, à la grande satisfaction de celles-ci. L'Etat montrait ainsi qu'il se saisissait de responsabilités qui étaient les siennes. Mais l'Etat a opté pour des contrats d'assistants d'éducation, alors même qu'il savait que ces contrats seraient forcément limités dans le temps.
Pendant ces 6 années, l'Education nationale a répondu aux associations que ces contrats ne constituaient qu'un "tremplin" et que, par conséquent, il n'était pas souhaitable de pérenniser ces postes !
Alors pourquoi se dessaisir ainsi de responsabilités prises 6 ans plus tôt ?
La loi du 11 février 2005 précise clairement que, pour satisfaire aux obligations qui lui incombent et garantir le droit à l'éducation de tous les élèves, l'Etat met en place les moyens financiers et humains nécessaires à la scolarisation en milieu ordinaire des enfants en situation de handicap.
Enfin, en cas de difficulté, les associations auront-elles la même qualité d'écoute de la part des rectorats et recteurs que celle dont jouit un ministre sur son administration ? Sans doute pas ! Eric Woerth s'est engagé lors de la discussion qui a accompagné cet amendement à ce que les associations soient "remboursées par l'État, qui assumera donc la charge financière de ce dispositif". Mais est-ce que la responsabilité de l'Etat se limite au financement ? Alors même qu'avec la loi de février 2005, le législateur a entendu réaffirmer la responsabilité de l'Etat en matière de scolarisation des élèves en situation de handicap, l'Education nationale se défausse de la gestion des AVS. Elle propose une solution qui ne peut être vécue que comme un retour en arrière alors que ce sujet aurait nécessité une large concertation avec l'ensemble des associations. La seule bonne nouvelle dans tout cela sera peut-être que l'Education nationale devra à nouveau cotiser au Fonds d'insertion pour les personnes handicapées, cotisation dont elle s'était exemptée sous prétexte d'employer des AVS ! Contact presse : xxx xxx |
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